La photographie d’aurore boréale

Publié par Ulrich Josserand le

Le début de l’automne est une bonne saison pour observer et photographier les aurores boréales. Cette période est propice à la formation d’aurores polaires, mais le froid n’est pas encore trop présent, ce qui facilite l’observation et la photographie. Pour photographier les aurores boréales d’hiver, n’hésitez pas à vous référer à l’article Le froid et le matériel, trucs et astuces.

 

  1. Qu’est-ce qu’une aurore boréale ?

 

Tout d’abord, il existe un nom générique d’aurores polaires. En effet, il y a deux types d’aurores. Les aurores boréales et les aurores australes. Il s’agit du même phénomène, mais les aurores boréales sont liées au pôle nord, tandis que les aurores australes sont liées au pôle sud.

Les aurores polaires sont donc des phénomènes lumineux présent dans le ciel nocturne proche des pôles. Toutefois, suivant plusieurs conditions, elles peuvent descendre beaucoup plus au sud.

Pour bien les observer, essayons de les comprendre.

 

  1. Comment se forment-elles ?

 

On va ici effleurer le sujet pour le rendre le plus compréhensible possible. Il existe plusieurs raisons pour que des aurores se forment nous allons voir les deux principaux:

  • Les vents solaires : Comme la nature est bien faite, la Terre possède un champ magnétique qui nous protège, entre-autre, des vents solaires. Les vents solaires, de temps à autres augmentent. Lorsqu’ils rentrent dans le champ magnétique, le flux de particules réagit et provoque des aurores boréales. Plus le soleil est actif, plus les aurores boréales sont intenses et plus elles tendent à être visibles plus au sud.

 

  • Elles peuvent aussi se former à la suite de la collision entre des particules chargées et les gaz qui sont dans la haute atmosphère. Ces collisions provoquent des éclats. Ainsi nous voyons les aurores bouger dans le ciel.

 

  1. Où les trouve-t-on ?

 

Les aurores boréales et australes se trouvent proche des pôles. En effet, le champ magnétique terrestre les pousse vers ces endroits. Elles sont visibles plus souvent vers les pôles. Toutefois, il n’est pas rare d’en observer plus au sud.

 

  1. Outils de préparation

 

Pour ma part, j’utilise une application mobile de prévision d’aurore boréale et les groupes Facebook qui en parlent. Ces outils que je consulte quotidiennement quand le ciel est dégagé permettent de se donner une idée des chances d’en voir. Plusieurs applications sont disponibles pour cellulaires ainsi que plusieurs sites internet.

 

  1. Bon, et pour les photographier ?

 

Tout d’abord, voici le matériel minimum pour les photographier :

  • Un boitier photo capable de faire de longues expositions
  • Une lentille grand-angle idéalement lumineuse. (Plus elle l’est plus on arrivera à faire ressortir les aurores)
  • Un trépied
  • Une télécommande (on peut utiliser le retardateur en dépannage)

 

Si vous ne connaissez pas l’endroit où vous voulez les photographier, faites des repérages. Il faut éliminer autant que possible les sources lumineuses ainsi que les ciels de villes sur l’horizon.

Installer votre trépied et cadrer votre appareil en incluant le paysage que vous voudriez voir sur votre photo.

Vous devrez utiliser une technique de pose longue. Si vous voulez que les étoiles restent des traits, vous devrez diviser 500 par la longueur de votre lentille (plein format) pour savoir combien de temps maximum vous pourrez exposer. Pour un boitier avec un capteur APS-C, vous devrez multiplier la longueur de votre objectif par 1,5 ou 1,6 pour un Canon. Exemple : j’ai un boitier plein format avec une lentille de 20mm. Je fais 500/20=25s. si je mets la même lentille sur un boitier APS-C, je fais alors 20x1.5=30 puis 500/30=16,6s. Si je dépasse ce temps d’exposition, les étoiles ne seront plus des points et commenceront à faire des filés.

 

Exposition : le temps maximal par rapport à la longueur de la lentille.

Ouverture : ouverture maximale possible de la lentille. (Chiffre le plus bas comme f/2.8 ou f/4) afin de faire rentrer le maximum de lumière.

ISO : restez sur les ISO le plus bas possible tout en aillant une bonne exposition. Habituellement je débute à 400 ou 800 puis les ajuste suivant le résultat.

N’oubliez pas de faire la mise au point sur les étoiles ! Pour ça, je mets la lentille en mise au point manuel et la règle sur infini. Je peaufine le réglage ensuite sur une étoile dans le viseur ou l’écran.

Vous pouvez maintenant photographier ! Mais n’hésitez pas à ajuster vos paramètres, la luminosité peut vite changer ! Préférez modifier les ISO ou l’ouverture au temps d’exposition, à moins que celui-ci ne soit pas plus élevé que le temps maximal pour ne pas avoir de filés !

Comme toujours, si vous avez des questions ou des commentaires, contactez-moi !


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