Photo animalière, éthique, matériel et techniques, première partie.

Posted by Ulrich Josserand on

Je croyais très sincèrement avoir déjà traité du sujet de la photo animalière et je me rends compte que finalement non. On va donc parler de ça aujourd'hui. Je ne prétends par contre pas que c'est la seule façon de faire ni même la meilleure. Il faut par contre noter que je suis originellement photographe d'aventure et non spécialisé en photo animalière. Par contre, je vais faire quelques lignes sur l'éthique de la photo animalière et je pense que si l'on ne doit retenir qu'une partie de ce billet, c'est celle-ci.

Pour commencer, donc, la partie peut-être la moins attrayante mais la plus importante, l'éthique. Il faut se rappeler qu'un animal est un être vivant (d'ailleurs ce sujet s'applique aussi pour la flore) qui a ses besoins et ses contraintes. Il est donc très important de ne pas interférer avec lui. Je vais imager mon propos par un exemple très simple. Une corneille par exemple. Comme on le sait tous, une corneille est un oiseau, donc bin... elle vole. Pourtant quand on arrive en voiture alors qu'une corneille mange quelque chose, il n'est pas rare qu'elle s'éloigne en marchant et non pas en volant. Pourtant, on s'entend qu'elle serait plus rapide en volant. Alors pourquoi ? J'en avais parlé avec une biologiste à Québec qui m'avait expliqué que c'est une question de dépense d'énergie. Ça prend plus d'énergie à un oiseau de s'envoler que de marcher. Il est donc primordial de porter attention au signaux envoyés par l'animal. Si l'animal essaie de s'éloigner, montre des signes de stress, s'arrête de se nourrir alors qu'il était en de manger, on s'éloigne. Par exemple, j'ai pris la photo qui illustre cet article avec un objectif Sigma 150-500mm et un doubleur de focale, ce qui donne donc 300-1000mm. Je me trouvais donc loin de l'oiseau. 

Dans les bonnes pratiques, évidement on n'appâte pas l'animal et on ne le nourrit pas ! Ça pourrait évidement nuire à l'animal et lui enlever ses instincts de chasse ou de recherche de nourriture en plus de le mettre en danger en l'habituant à l'humain. Le dernier point est aussi, on ne poursuit jamais l'animal.

Finalement, on respecte l'animal, on ne le stresse pas, on ne le nourrit pas et on ne le poursuit pas.

Bon, passons aux raisons qui surement poussent à lire cet article ! :p le matériel et la technique. Le matériel... ça c'est un sujet bien vaste ! Mais on va prendre les grandes lignes pour déméler ça. Je souligne ici que je n'ai aucune commandite et que je suis loin de connaitre tout ce qui est disponible sur le marché. Je vais donc parler des "classiques" pour la photo animalière et du matériel que j'utilise ou ai utilisé.

Souvent en photo, on a tendance à vouloir des boitiers plus performants en se disant que l'on fera des meilleures photos. Un jour un grand sage m'a dit que le boitier ne fait pas le photographe. Et il avait raison! Mieux vaut un boitier moins complexe qu'on maîtrise, qu'un boitier ultra-performant qu'on ne maîtrise pas. Je pense que le plus grand secret, c'est les objectifs. Pour rester sur les boitiers, les caractéristiques qui sont selon moi sont importantes sont les points d'autofocus. Plus il y en a, mieux c'est, sa capacité à prendre de nombreuses photos en rafales et sa bonne gestion du bruit dans les luminosités plus basses. La question qu'on me pose souvent sur les boitiers est le type de capteur. Les formats sont divisés généralement en deux catégories : les pleins formats et les APS-C. Un plein format se retrouve habituellement sur les appareils plus avancés. Il s'agit d'un capteur de la même taille que les pellicules 24X36 à l'époque de la photo argentique. Les capteurs APS-C sont des capteurs plus petits ce qui engendre un coefficient multiplicateur comme nous verrons plus tard. La plupart du temps les APS-C ont un coefficient multiplicateur de 1.5. Mais, Canon à un coefficient de 1.6. Il existe aussi des boitiers avec des capteurs micro 4/3 chez Olympus et Panasonic qui sont encore plus petits que les capteurs APS-C. 

La question alors plein format ou APS-C devient plus compliquée dans le cas de la photo animalière. Les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients. Vous trouverez sur internet pleins d'articles spécialisés qui vous donneront les avantages et inconvénients de chaque capteurs. En gros ce qu'il faut retenir c'est que plus le capteur est grand, plus la qualité des images est bonne, en particulier en basse luminosité mais plus les boitiers et les objectifs coûtent chers, et plus les capteurs sont petits, plus ils ont un coefficients multiplicateur élevés et les coûts par rapport à un plein format sont moindre, mais au détriments de la qualité d'image surtout à l'aube et au crépuscule. Si vous aimeriez un billet de blog sur les boitiers spécifiquement concernant la photo animalière ou un billet général là-dessus, n'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire.

Dans les prochains jours, nous verrons les objectifs et les techniques que j'utilise.

Si vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas à les écrire ci-dessous ou à m'envoyer un courriel !

 

 


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